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Share Wood - Atelier bois partagé

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Mi-Janvier j’ai eu la chance de rencontrer Vincent Chevillot, co-fondateur de l’association Share Wood, association basé au 47 boulevard Burel, dans le 14ème arrondissement de Marseille.

Share Wood c’est quoi ?

Share Wood est une association qui propose un atelier partagé de 1 500 m2 dédié au travail du bois pour professionnels et particuliers. Ils disposent de tous le matériel nécessaire à la réalisation de vos projets, que ce soit des machines portative, stationnaires, ou des outils manuels en passant par des machines de finitions, vous y trouverez forcément votre bonheur. De plus de nombreux espaces de travail et de convivialité sont mis à la disposition des usagers. Enfin il est possible d’acheter du bois directement sur place, bois neuf ou bois collecté.

Comment est née l’association ?

Avant d’être ce que l’on connait aujourd’hui, le projet a demandé 3 ans de travail bénévole. En 2016 furent réalisé les premières études de marché ainsi que la constitution du noyau de l’équipe. En 2017 le projet prenait corps et l’équipe se renforçait. En 2018, il était temps de trouver des financements, un lieu et de l’équiper. Et c’est finalement le 5 janvier 2019 qu’ouvrait l’atelier partagé.  

Les objectifs de Share Wood :

Share Wood a 4 défis majeurs, un défi environnemental, un défi social, un défi coopératif et un défi économique. En terme d’environnement il s’agit de valoriser des déchets. En effet le bois mis à disposition des adhérents est, comme on l’a vu précédemment, soit neuf, soit de seconde main. Celui-ci est collecté par Share Wood via leurs partenaires pour être vendu à prix réduit aux adhérents.

Pour ce qui est de l’objectif social il s’agît d’instaurer une mixité au sein de l’atelier. Mixité générationnelle, de genre, d’origine sociale, de revenue etc… Mixité accentué par leur implantation au sein des quartiers nord. 

L’objectif social de Share Wood va de pair avec un objectif de coopération. Se mélanger c’est important mais s’entraider c’est mieux, c’est l’occasion de partager ses savoirs faire, de confronter ses idées, d’échanger ses compétences. La coopération ne s’arrête pas là puisque le conseil d’administration est composé intégralement d’adhérents, ils sont donc pleinement impliqués au sein du processus décisionnel.

Enfin le défi économique consiste à dynamiser de jeunes entrepreneurs. Share Wood est un outil professionnel, qui met à disposition des entrepreneurs tout le matériel nécessaire au travail du bois. D’une part, cela leur permet d’éviter un investissement important, afin de se concentre seulement sur leur travail. D’autre part l’association est identifiable par de potentiels employeurs, comme un vivier d’artisans.

L’équipe :

L’équipe est composée de trois salariés, deux directeurs et un chef d’atelier, ainsi que de nombreux bénévoles. Certains composent le conseil d’administration, d’autres se chargent de créer des choses pour la communauté. Par exemple l’horloge géante, des établis, des espaces de travail etc… Cela leur permet d’apprendre à travailler le bois même s’ils ont pas de projet personnel, tout en rendant service à la communauté. 

2020, une année fertile pour Share Wood ?

2020… Il est temps pour Share Wood de planter de nouvelles graines et de s’étendre. Notamment en renouvelant leur partenariat avec l’ADAP 13 et certains instituts thérapeutiques (ITEP) de la région. L’année dernière ils avaient pour projet d’accompagner des jeunes en décrochage scolaire dans la découverte de nouvelles activités. Pour cette occasion ils les ont accompagnés dans la création d’objet en bois, tel qu’une boite à outils ou un support pour téléphone portable. Projet reconduit pour cette nouvelle année, avec un accueil mensualisé.

2020 va voir germer un partenariat avec la ligue de l’enseignement des Bouches du Rhône. L’objectif est d’accueillir des groupes de collégiens pour leur faire découvrir l’atelier en fonctionnement, les machines, les différentes essences de bois. En clair, le métier de menuisier.

Share Wood s’est aussi lié avec le centre Edouard Toulouse et des associations de malvoyants afin d’accueillir des adultes en situation de handicap.

L’association compte aussi mettre à disposition des usagers une machine à commandes numériques, aménager les espaces extérieurs et devenir centre de formation.

 

Alors n’hésitez plus, si vous aimez travailler le bois dans une ambiance conviviale c’est à Share Wood que ça se passe. 

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Lien vers leur site internet : https://www.share-wood.fr/

Lien vers leur page facebook : https://www.facebook.com/sharewoodmarseille/

Portrait de Salomé et Morgane, volontaires en Service Civique à l'Union des Femmes et des Familles

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Portrait de Salomé et Morgane, volontaires en Service Civique à l’UFF

Salomé et Morgane sont toutes deux volontaires en service civique à l’Union des Femmes et des Familles (UFF). Cette association, présente sur la ville de Gardanne, est avant tout un lieu d’accueil, d’écoute, d’entraide et de partage. Vous pouvez y trouver du soutien scolaire, des cours de langue, d’alphabétisation, de couture, de sophrologie mais aussi vous y rendre pour passer des « après-midi convivialité » ou encore pour profiter de la « p’tite boutique ».

J’ai eu la possibilité de rencontrer Salomé et Morgane directement dans les locaux de l’UFF.

Salomé a 21ans et vient de Nantes, j’ai retranscrit notre entretien afin présenter au mieux son expérience.

Pourquoi tu as fait un service civique ?

« Alors, premièrement l’idée du service civique c’est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis longtemps. Parce que quand j’étais au collège déjà j’entendais la pub à la radio pour le service civique et je me disais « oh c’est sympa ça il faudra que je fasse ça un jour ». Sauf que je n’étais pas prête, j’avais pas envie de me lancer dans quelque chose que je connaissais pas donc j’ai suivi mon petit parcours scolaire classique, j’ai fait une licence à la fac sauf que les études j’en ai eu très vite marre. Donc je me suis dit je ne sais pas quoi faire mais j’ai quand même envie d’être active, de faire quelque chose et pas de me faire un an d’usine pour réfléchir, ça ne sert à rien. Autant que je fasse quelque chose d’utile, qui me correspond et qui puisse correspondre à mes valeurs. Donc j’ai repensé au service civique tout simplement et donc me voilà. »

Quelles sont tes missions ?

« Moi je suis principalement à l’accueil, c’est-à-dire quand des gens arrivent, s’il faut prendre leur inscription je les prends. Ça peut être, tout simplement, répondre au téléphone mais c’est également intervenir s’il y a besoin dans le cours de français. Puisque tous les gens qui sont ici sont des bénévoles, tous les gens qui donnent des cours de Français sont des bénévoles, et c’est quand même la principale activité ici. Donc s’il y a des absents je peux les remplacer. Je fais aussi le soutien scolaire, parce qu’on a du soutien scolaire depuis cette année et s’il y a besoin d’aide en boutique et que je n’ai pas de travail ici, bien évidement je vais aider en boutique, je vais pas rester à me tourner les pouces ici. »

As-tu l’impression de t’épanouir dans ta mission ? De faire ce à quoi tu aspirais ?

« Complétement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en vérité maintenant je me plais énormément. C’est ma première expérience pro que j’ai choisie, parce que les boulots d’été de type usine c’est sympa mais bon pas pour la vie quoi. Franchement je n’aurais pas pu rêver mieux comme premier boulot, en terme de conditions, en terme d’humain, en terme de bienveillance, tout ça, c’est le top. »

Morgane a 25ans, elle passe un Master de Français Langues Etrangères (FLE) à distance afin de devenir professeur de FLE (enseigner le français aux personnes qui ne le parlent pas). Ce volontariat lui permet d’apporter de la pratique à son Master ainsi que se faire une expérience professionnelle dans ce domaine.

Ce n’est pas trop dur de gérer Master et Service civique ?

« Il faut être organisé, c’est dur, émotionnellement, physiquement, mais bon ça, pour l’instant ça va. »

Tu as fait un service civique pour avoir une expérience professionnelle ?

« Pas que, parce que expérience professionnelle j’ai déjà, je suis partie en Irlande pendant un an et demie environ, j’ai bossé là-bas, sinon j’avais fait des petits boulots. Et enfaite le service civique ça me trottait dans l’esprit depuis un petit moment aussi, je ne serais pas dire comment j’en ai entendu parlé… Je savais que ça existait, et vers la fin de mes études, après ma licence, j’ai eu envie d’en faire un à l’étranger. Mais partir à l’étranger c’est un peu compliqué et les indemnités d’un service civique à l’étranger c’est très limité si on veut payer un loyer […]. Puis du coup j’ai décidé de juste partir sans service civique, sans Erasmus, rien. Du coup là j’ai repris mes études et je me suis dit, « si tu trouves un petit service civique de 24h pourquoi pas ». Quand je suis tombé sur « Français langue étrangères » à l’UFF c’était vraiment miraculeux [rires], je ne pensais même pas trouver quelque chose dans mon domaine enfaite. J’avais juste envie de trouver un service civique enfaite, parce là où j’ai travaillé en Irlande c’était juste des multinationales, t’es juste un petit numéro dans une usine qui sert pas à grande chose, tu ne parles à personne d’autres, t’es devant ton ordinateur toute la journée. Là j’avais besoin de… [rires], de faire autre chose, de me sentir un peu utile. Du coup j’étais pas partie sur ça, je suis tombé vraiment dessus par hasard et voilà, ça s’est bien passé et ça se passe toujours bien. »

Qu’est-ce que tu fais à l’UFF ?

« Alors, moi 80 % de mon boulot ici, c’est de préparer des cours de français langue étrangère, et de les donner. On travaille en binôme, c’est beaucoup plus pratique. Parce qu’on a des groupes très hétérogène, avec des niveaux de langues très différents, des personnes au profil très différent, ils n’ont pas le même âge, ils n’ont pas le même parcours, donc on essaie de faire des groupes de niveau le plus homogène possible mais même dans un groupe les profils sont très différents, donc c’est très intéressant. J’ai quasiment tous les groupes, oui j’ai tous les groupes, du début non scripteur, donc les personnes qui n’écrivent pas du tout l’alphabet européen, aux personnes qui ont un niveau presque B2 je dirais. Donc c’est très divers, quand je ne travaille pas je suis à l’accueil, je prépare mes cours, pour ceux dont je suis en charge de la préparation. Et quand je ne prépare pas les cours j’aide Salomé parce que il y a beaucoup de travail à faire. Donc c’est répondre au téléphone, prendre une inscription, que ce soit pour un événement ou pour un nouvel apprenant qui vient s’inscrire. Donc là c’est plus de Lost in translation qu’autre chose [rires], surtout quand ils ne parlent pas. Donc c’est très varié, on a plusieurs casquettes. »

Un grand merci à Salomé et Morgane pour leur temps, et n’hésitez pas à vous rendre à l’UFF.

Article réalisé par Milo Maigne, Volontaire en service civique à la Ligue de l’Enseignement.

Liens utiles : 

http://asso.ville-gardanne.fr/Union-des-femmes-et-des-familles

https://www.facebook.com/uff.gardanne/timeline?lst=100027599225739%3A100000548916125%3A1578926892

Le Collectif ETC, une association donc très dynamique et avec une jolie philosophie de vie.

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C’est dans le petit jardin de Collectif ETC que la représentante de l’association m’a reçue afin de me parler de son organisation. Elle commence donc par m’expliquer le but de son association.
《 Le collectif ETC est une association d’architectes constructeurs. Nous sommes une dizaine. Cette asso a à peu près 8 ans d’existence et on agit pour accompagner des habitants, des assos ou collectivités pour mener des projets de transformation du cadre de vie aussi bien sur des espaces intérieurs que des scénographies, du petit mobilier… donc concrètement ça passe par une pratique de designer concepteur. On écoute les besoins et demandes en terme d’aménagement d’espaces qu’on traduit en propositions de projet. Ce qui nous distingue des architectes plus traditionnels, c’est que l’on fait nous même les chantiers de construction donc on passe vraiment par toutes les étapes : le dessin, la construction… On frôle avec le statut d’artisans, on se déplace sur les chantiers avec nos outils etc. (…)
Nous sommes une association collégiale qui est gérée horizontalement. Il n’y a pas de hiérarchie on partage les rôles les uns et les autres. Sur 7 personnes on est 5 architectes de formations (…). A ces personnes s’ajoute Cécile qui est une administratrice qui tient un rôle de gestion de la structure mais qui prend part aussi aux projets et à toutes les décisions générales, et Charlène qui est plutôt dans le champ de la science politique et de l’urbanisme. Selon les projets, on constitue des équipes mais sinon dans la gestion quotidienne tout est tournant. 》
Elle me parle ensuite de la naissance du collectif qui s’est formé de façon plutôt originale puisque ce sont des élèves de l’école d’architecture de Strasbourg qui en sont à l’origine. Elle explique que les élèves étaient véritablement dans une idée d’entraide et d’échanges et que c’est tout naturellement qu’ils ont décidé de créer une association afin de sortir du cadre scolaire qu’ils trouvaient trop stricte.
Puis, elle me parle des premières actions de collectif ETC. De fil en aiguille, ils ont eu l’idée de constituer une asso et lorsqu’ils sont parti faire un tour de France à vélo pour rencontrer des acteurs, modèles inspirants de l’implication des usagers dans le projet urbain ; ils ont identifié des prédécesseurs, des exemples pour aller apprendre à leur cotés à propos de ce champ-là. Ça a duré un an et dans chaque ville c’était le prétexte pour proposer des services. C’est à l’issue de ces projets qu’il y a eu la décision d’aller vers une professionnalisation, vers une pratique qui serait un métier.

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A la rencontre de l'association ADPEI

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Le jeudi 2 mai 2019, je me suis rendue à l’ADPEI (Association Départementale Pour l’Emploi Intermédiaire) afin de rencontrer Tiffen Prades, responsable opérationnelle de l’association.

Ce jour-là, les locaux sont bondés et les employés bien occupés. Tiffen me reçoit dans son bureau et commence par m’expliquer le principe de l’association :

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L'AAJT, une porte vers le futur pour les jeunes primo-arrivants

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C’est le mardi 9 avril 2019 que je me suis rendue à l’AAJT (l’Association d’Aide aux Jeunes Travailleurs) de Marseille, afin de rencontrer Claire Louazel, alors récemment devenue responsable de l’association.

Si l’association créée en 1954 avait été à l’origine mise en place afin d’aider les jeunes venant de la campagne à trouver du travail en ville, le public qui fréquente l’association à de nos jours, beaucoup changé. En effet, il s’agit à 95% de primo arrivants. L’association accompagne ainsi chaque année 1000 jeunes de 15 à 30 ans afin de trouver un emploi, un logement ou hébergement, sur les démarches sociales ou administratives en fonction du projet de vie de la personne. Le plus souvent, les jeunes qui sollicitent l’AAJT sont des hommes peu diplômés mais ayant une expérience de travail, certains parlent un peu français, d’autres pas du tout. L’AAJT intervient donc autant sur les questions de logement que sur celle d’insertion professionnelle.

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