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Portrait de Salomé et Morgane, volontaires en Service Civique à l'Union des Femmes et des Familles

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Portrait de Salomé et Morgane, volontaires en Service Civique à l’UFF

Salomé et Morgane sont toutes deux volontaires en service civique à l’Union des Femmes et des Familles (UFF). Cette association, présente sur la ville de Gardanne, est avant tout un lieu d’accueil, d’écoute, d’entraide et de partage. Vous pouvez y trouver du soutien scolaire, des cours de langue, d’alphabétisation, de couture, de sophrologie mais aussi vous y rendre pour passer des « après-midi convivialité » ou encore pour profiter de la « p’tite boutique ».

J’ai eu la possibilité de rencontrer Salomé et Morgane directement dans les locaux de l’UFF.

Salomé a 21ans et vient de Nantes, j’ai retranscrit notre entretien afin présenter au mieux son expérience.

Pourquoi tu as fait un service civique ?

« Alors, premièrement l’idée du service civique c’est quelque chose qui me trottait dans la tête depuis longtemps. Parce que quand j’étais au collège déjà j’entendais la pub à la radio pour le service civique et je me disais « oh c’est sympa ça il faudra que je fasse ça un jour ». Sauf que je n’étais pas prête, j’avais pas envie de me lancer dans quelque chose que je connaissais pas donc j’ai suivi mon petit parcours scolaire classique, j’ai fait une licence à la fac sauf que les études j’en ai eu très vite marre. Donc je me suis dit je ne sais pas quoi faire mais j’ai quand même envie d’être active, de faire quelque chose et pas de me faire un an d’usine pour réfléchir, ça ne sert à rien. Autant que je fasse quelque chose d’utile, qui me correspond et qui puisse correspondre à mes valeurs. Donc j’ai repensé au service civique tout simplement et donc me voilà. »

Quelles sont tes missions ?

« Moi je suis principalement à l’accueil, c’est-à-dire quand des gens arrivent, s’il faut prendre leur inscription je les prends. Ça peut être, tout simplement, répondre au téléphone mais c’est également intervenir s’il y a besoin dans le cours de français. Puisque tous les gens qui sont ici sont des bénévoles, tous les gens qui donnent des cours de Français sont des bénévoles, et c’est quand même la principale activité ici. Donc s’il y a des absents je peux les remplacer. Je fais aussi le soutien scolaire, parce qu’on a du soutien scolaire depuis cette année et s’il y a besoin d’aide en boutique et que je n’ai pas de travail ici, bien évidement je vais aider en boutique, je vais pas rester à me tourner les pouces ici. »

As-tu l’impression de t’épanouir dans ta mission ? De faire ce à quoi tu aspirais ?

« Complétement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre en vérité maintenant je me plais énormément. C’est ma première expérience pro que j’ai choisie, parce que les boulots d’été de type usine c’est sympa mais bon pas pour la vie quoi. Franchement je n’aurais pas pu rêver mieux comme premier boulot, en terme de conditions, en terme d’humain, en terme de bienveillance, tout ça, c’est le top. »

Morgane a 25ans, elle passe un Master de Français Langues Etrangères (FLE) à distance afin de devenir professeur de FLE (enseigner le français aux personnes qui ne le parlent pas). Ce volontariat lui permet d’apporter de la pratique à son Master ainsi que se faire une expérience professionnelle dans ce domaine.

Ce n’est pas trop dur de gérer Master et Service civique ?

« Il faut être organisé, c’est dur, émotionnellement, physiquement, mais bon ça, pour l’instant ça va. »

Tu as fait un service civique pour avoir une expérience professionnelle ?

« Pas que, parce que expérience professionnelle j’ai déjà, je suis partie en Irlande pendant un an et demie environ, j’ai bossé là-bas, sinon j’avais fait des petits boulots. Et enfaite le service civique ça me trottait dans l’esprit depuis un petit moment aussi, je ne serais pas dire comment j’en ai entendu parlé… Je savais que ça existait, et vers la fin de mes études, après ma licence, j’ai eu envie d’en faire un à l’étranger. Mais partir à l’étranger c’est un peu compliqué et les indemnités d’un service civique à l’étranger c’est très limité si on veut payer un loyer […]. Puis du coup j’ai décidé de juste partir sans service civique, sans Erasmus, rien. Du coup là j’ai repris mes études et je me suis dit, « si tu trouves un petit service civique de 24h pourquoi pas ». Quand je suis tombé sur « Français langue étrangères » à l’UFF c’était vraiment miraculeux [rires], je ne pensais même pas trouver quelque chose dans mon domaine enfaite. J’avais juste envie de trouver un service civique enfaite, parce là où j’ai travaillé en Irlande c’était juste des multinationales, t’es juste un petit numéro dans une usine qui sert pas à grande chose, tu ne parles à personne d’autres, t’es devant ton ordinateur toute la journée. Là j’avais besoin de… [rires], de faire autre chose, de me sentir un peu utile. Du coup j’étais pas partie sur ça, je suis tombé vraiment dessus par hasard et voilà, ça s’est bien passé et ça se passe toujours bien. »

Qu’est-ce que tu fais à l’UFF ?

« Alors, moi 80 % de mon boulot ici, c’est de préparer des cours de français langue étrangère, et de les donner. On travaille en binôme, c’est beaucoup plus pratique. Parce qu’on a des groupes très hétérogène, avec des niveaux de langues très différents, des personnes au profil très différent, ils n’ont pas le même âge, ils n’ont pas le même parcours, donc on essaie de faire des groupes de niveau le plus homogène possible mais même dans un groupe les profils sont très différents, donc c’est très intéressant. J’ai quasiment tous les groupes, oui j’ai tous les groupes, du début non scripteur, donc les personnes qui n’écrivent pas du tout l’alphabet européen, aux personnes qui ont un niveau presque B2 je dirais. Donc c’est très divers, quand je ne travaille pas je suis à l’accueil, je prépare mes cours, pour ceux dont je suis en charge de la préparation. Et quand je ne prépare pas les cours j’aide Salomé parce que il y a beaucoup de travail à faire. Donc c’est répondre au téléphone, prendre une inscription, que ce soit pour un événement ou pour un nouvel apprenant qui vient s’inscrire. Donc là c’est plus de Lost in translation qu’autre chose [rires], surtout quand ils ne parlent pas. Donc c’est très varié, on a plusieurs casquettes. »

Un grand merci à Salomé et Morgane pour leur temps, et n’hésitez pas à vous rendre à l’UFF.

Article réalisé par Milo Maigne, Volontaire en service civique à la Ligue de l’Enseignement.

Liens utiles : 

http://asso.ville-gardanne.fr/Union-des-femmes-et-des-familles

https://www.facebook.com/uff.gardanne/timeline?lst=100027599225739%3A100000548916125%3A1578926892

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